David Hockney, exhibition at the Tate Britain

David Hockney, Tate Britain Exhibition

We were a bit surprised when we have heard that the exhibition dedicated to David Hockney (English painter, printmaker, photographer…born in 1937 in the Yorkshire but quickly seduced by the dolce vita in California) would take place at the Tate Britain until the 29th of May and not at the Tate Modern. This major  contributor of the Pop Art in the 1960’s has developed a colorful realism, influenced by the “on-stage” world and the photographic art. Quite impossible to summarize because we have been overwhelmed by the variety of styles – from domestic scenes to Yorkshire and US landscapes-, and expressions: vidéo, pictures, drawings,… But we can say that: we have been very impressed and it’s probably the more fascinating exhibition we have seen for a while. You will not follow there a chronological path giving some clues about his biography but you will dive into a deep creative world. His obsessive theme – how to represent (and to play with) the reality – is revealed from the very first room “play within a play”.  Throughout the exhibition, you will discover his work on the perspective, the scenography, the color and a new form of (pop) impressionism. Hockney uses the pictures and the video to create a bigger artwork which questions our perception and what we keep in mind.  Please, offer you a pure artistic creative session.

Quand c’est la Tate Britain qui présente David Hockney (peintre, dessinateur, décorateur,…anglais né en 1937, qui a rapidement fait des infidélités à son Yorkshire natal pour suivre le soleil californien), on est un peu surpris tant son réalisme acidulé, ses influences photographiques et cinématographiques nous l’auraient plutôt fait attendre à la Tate Modern. Pour être franche, à part une ou deux œuvres déjà croisée(s) et que je croyais être celle(s) d’Edward Hopper – honte sur moi – ni Charlotte ni moi ne le connaissions. Et c’est là que nous faisons un vrai mea culpa, parce que passer à côté de cet artiste contemporain, figure du pop-art des années 60, c’est quand même manquer une des plus belles expressions de créativité contemporaine. Cette exposition extrêmement bien conçue et organisée (et dieu sait que j’ai été déçue par les deux dernières de la National gallery : Beyond Caravaggio et Australian Impressionism qui nous perdent bien trop souvent par manque d’agencement clair) est accessible jusqu’au 29 mai. Nulle raison donc de la manquer.

Play within a play, 1963, David Hockney, Tate Britain, London
Play within a play, 1963, David Hockney, Tate Britain, London

Les premières salles nous plongent dans les années 60-70, sans vraie évolution chronologique, il s’agit ici de se familiariser avec les thématiques chères à l’artiste, bien plus que de dresser sa biographie. Le premier espace donne le ton avec ce titre “play within a play”. Fiction, ou bien plutôt illusion ou réalité, on perçoit déjà tout l’humour de Hockney. Modèle peint qui semble vouloir sortir -littéralement – du cadre, personnages photographiés au sein d’un tableau peint, évocation l’art abstrait, très grande prise de liberté avec la perspective…Les tableaux retiennent l’attention. C’est d’abord une sensation étrange qui nous arrête puis on identifie ensuite les détails qui perturbent subtilement notre lecture classique.

On s’intéresse ensuite avec “paintings with people in” à des scènes plus intimes, des scènes domestiques dont le peintre semble se moquer avec une tendre ironie. On retrouve cette même proximité avec “sunbath” qui propose autour du thème du bord de piscine, un jeu intéressant sur les mouvements, le corps alangui et la lumière trop criarde pour être vraie. On sent déjà que Hockney a flanché pour la Californie à ce moment là.

David Hockney, Tate Britain, exhibition, London, Sunbath
David Hockney, Tate Britain, exhibition, London
Sunbather, David Hockney, Tate Britain, Exhibition, London
Sunbather, David Hockney, Tate Britain, Exhibition, London

On découvre ensuite “les couples”, le plus souvent dans des postures très scénographiées. C’est cette série qui m’a évoqué Hopper. On sent la mise en scène, l’atmosphère rétro,  mais aussi le jeu qui se prépare entre les deux protagonistes, comme si on était au début d’un acte. On croise ensuite de superbes portraits et des dessins au crayon pour tromper la solitude à une table de restaurant ou dans une chambre d’hôtel.

Henry Geldzahler and Christopher Scott, 1969, David Hockney, Tate Britain, Exhibition, London
Henry Geldzahler and Christopher Scott, 1969, David Hockney, Tate Britain, Exhibition, London
Christopher Isherwood and Don Bachardy,1968, David Hockney, Tate Britain, Exhibition, London
Christopher Isherwood and Don Bachardy,1968, David Hockney, Tate Britain, Exhibition, London
Mr and Mrs Clark and Percy, 1970-71, David Hockney, Tate Britain, Exhibition, London
Mr and Mrs Clark and Percy, 1970-71, David Hockney, Tate Britain, Exhibition, London

Les salles suivantes nous surprennent ensuite par la diversité maîtrisée. Alors qu’on pensait avoir identifié un style bien défini sur ces scènes intimes, sous influence hollywoodienne, on revoit notre jugement avec une salle dédiée à la photo. L’idée : reproduire une scène ou un paysage grâce à des centaines de photos prises sous différents angles pour donner à voir plusieurs perspectives de la même scène. Assez vertigineux. Même principe décliné ensuite en vidéos autour du thème des 4 saisons. C’est sans compter sur un retour à la peinture entre temps, et un séjour dans le Yorkshire qui est l’occasion de peindre des paysages tendres, émouvants, plus clairs, qui contrastent volontairement avec les scènes presque hispanisantes et très colorées des montagnes et des grands espaces de Californie.

Et parce que David Hockney adore changer de support, on suit dans la dernière salle ses croquis réalisés sur iPad, ses hésitations, ses retours en arrière, mis en perspective avec l’œuvre finale. Une jolie façon d’entrer (un peu) dans ce processus créatif fascinant.

posted by Marine with Charlotte’s pics

5 thoughts on “David Hockney, exhibition at the Tate Britain

  1. Très intéressant !! Bravo ( comme d’habitude) aux deux auteures du blog.
    Ces tableaux racontent des histoires et pourraient, pourquoi pas, servir de “déclencheurs” aux amateurs d’écriture.
    Une façon comme une autre d’offrir un écho à ces oeuvres picturales…

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    1. Merci Véronique 🙂 Ca nous fait toujours très plaisir de vous lire ! Entièrement d’accord avec vous, ces “faiseurs d’histoire picturale” nous inspirent et pourraient être le point de départ d’une belle histoire. Même sentiment quand on découvre Hopper avec ces personnages plein de mystères qui s’apprêtent à jouer une scène…sans doute à écrire…

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